"Combien de millions d'fois on s'gourre" oO

"Combien de millions d'fois on s'gourre" oO


« Combien de potes, combien d'amis
Nous passent à côté tous les jours
A force de n'suivre que nos avis
Combien d'centaines de fois on s'gourre
Combien l'on a d'a priori
Combien de milliers d'fois on s'gourre
A force de n'vivre que nos envies
Combien de millions d'fois on s'gourre
Combien on manque d'histoires d'amour. »



Les Wriggles, Délit de face, yes !

# Posté le samedi 04 mars 2006 07:33

[PuB]

Espace de pub...

Tu veux faire connaître ton blog ?
Un site ?
Toi ?
Laisse ton adresse et je mettrai un lien...

Je mets aussi les adresses que j'ai déjà connues à travers des comm's qu'on m'a laissés... (tout gentils d'ailleurs, Merci à tous*)

[ClOw]

[Anaïs]
[RevesEtoiles01]
[Clairette (qui a tenu à être là même si elle est déjà dans les préférés, hihi^^)]

[Mégane]



ps: anonyme, si tu passes encore par là, j'attends de tes nouvelles !! Où es-tu passée ?!

# Posté le samedi 04 mars 2006 04:34

Modifié le dimanche 30 avril 2006 17:29

Femme noire, Senghor

Femme noire, Senghor



Femme noire

Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie,
de ta forme qui est beauté !
J'ai grandi à ton ombre,
la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu'au c½ur de l'Eté et de Midi, je te découvre,
Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein c½ur,
comme l'éclair d'un aigle.

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme,
sombres extases du vin noir,
bouche qui fait lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis
aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde
sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto
est le chant spirituel de l'Aimée.

Femme nue, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle,
huile calme aux flancs de l'athlète,
aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes,
les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l'esprit,
les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse
aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe,
forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres
pour nourrir les racines de la vie.


Léopold Sédar Senghor





A toutes les femmes du monde...
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# Posté le jeudi 02 mars 2006 14:18

Modifié le jeudi 02 mars 2006 15:31

| Cabaret Blanc | (Hum, que c'est bon, c'est du chocolat... ^^)

| Cabaret Blanc |  (Hum, que c'est bon, c'est du chocolat... ^^)
Cabaret Blanc

Christophe Mali

Je sais que tu es dans la salle...
Tu ne manquerais pour rien au monde
Ta petite princesse de bal
Commes elles sont lourdes ces secondes

Si je croisais ton regard
La hasard fait si bien les choses
Sembler regarder nulle part
Je crois que ta rose est éclose

Le jardinier peut être fier
On va tous les rendre jaloux
Comme elle est belle votre lumière
Ô tout m'est tout venu de vous

Eh dis, soit dit en passant
Est-ce que tu entends
Résonner dans la nuit
Le cabaret blanc ?

Eh dis, soit dit en passant
Je serai comblée
D'après vous continuer
Notre cabaret...

Je sais que tu es dans la salle
Et si c'est rien, c'est pas grand-chose
C'est qu'il suffit d'une cigale
Pour émerveiller votre rose

Gorge nouée, foule la scène,
Fillette danse sur vos pas
Milliers de paillettes qui traînent
Mais je les garde elles sont à toi

Eh dis, soit dit en passant
Est-ce que tu m'entends ?
On les aura croqués
Nos rêves d'enfants !

Eh dis, soit dit en passant
Je serai comblée
D'après vous continuer
Notre cabaret...

Je sais que tu es dans la salle...
Et je détournerai la tête
Je sais où tu es, c'est fatal
Rose voudrait être parfaite
En souvenir de vous...

Eh dis, soit dit en passant
Est-ce que tu entends
Résonner dans la nuit
Le cabaret blanc ?

Eh dis, soit dit en passant
Je serai comblée
D'après vous continuer
Notre cabaret...



Chantée par Olivia Ruiz, album La femme chocolat (mmm...)

Chanson coup de c½ur, mais beaucoup sont magnifiques... Cet album est une vraie merveille :*) [Je vous en supplie, ne le téléchargez pas juste après avoir lu cet article, Merci...]

# Posté le mercredi 01 mars 2006 14:36

Modifié le jeudi 02 mars 2006 04:04

(...)

(...)



De retour depuis 2 jours déjà... Que de temps passé à ne rien faire, à errer, à penser... à ne pas travailler... alors que je devrais. Oui, je devrais. 1 semaine loin d'ici, loin de plein de choses, loin de presque tout... Et proche de tellement d'autres choses. Partir m'a fait du bien, j'ai réalisé certaines choses, en bien ou en mal... Comme cette sensation de n'avoir presque aucune attache... Là-bas, peu de choses, peu de gens m'ont manqué... C'est triste à dire, à réaliser... Mais cela semble vrai. Je me suis dit tant mieux, si je pars en Espagne, ça sera moins dur que prévu, j'aurais moins de choses derrière moi à regretter... Mais c'est dur de se dire, qu'au final on n'a pas grand chose qui a de l'importance, pas grand chose qui nous rattache à l'endroit où l'on vit. On construit une vie, jour après jour, et au bout de 17 ans on se rend compte que peu de choses comptent vraiment. Je ne sais pas vraiment si c'est un bien ou un mal. D'un côté, c'est un bien de se dire qu'on n'est pas attaché uniquement au monde matériel et à tout ça, mais d'un autre...? Est-ce-que ça veut dire qu'on ne compte pour personne ? Qu'il n'y a plus beaucoup de monde dans ma vie qui soit aussi important que ça ? Je ne veux pas dire qu'il n'y en a pas, pas du tout, et au contraire. Evidemment, il y a des personnes importantes, très importantes, et que j'aime de tout mon coeur... Et que ne sortiront pas de mon coeur, quoiqu'il arrive. (...)
Mais il y a d'autres choses à côté, qui au final n'ont que si peu d'importance...
J'ai pris du recul. A savoir si j'ai avancé ou reculé, je ne sais pas. J'ai silloné tant de rues, de lieux, d'endroits,... Tant de misère et d'indifférence, au milieu d'autant de beauté que de saleté. Pourquoi je n'ai rien envie de raconter de ce voyage ? Je ne sais pas, peut-être que ce que j'y ai vu là-bas est tellement partagé, que je ne sais en tirer l'un ou l'autre côté... Peut-être cela reste-t-il en ébullition quelque part, avant de revenir à la surface.
Je ne peux pas croire que les gens deviennent aussi égoïstes, que ce monde devient aussi merdique, misérable... Qu'on laisse crever nos semblables sous les ponts sans rien faire. Que parce qu'ils n'ont pas un sou, on a peur d'eux et on ne leur offre même plus un sourire. J'ai l'impression de vivre dans une psychose. "Fuiez votre prochain, il pourrait être dangereux"... Mais merde, et ceux qui sont seuls, qui sont tristes, qui ont froid, qui ont faim, qui ont soif, eux, ils n'ont même pas le droit à un regard ? A un sourire ? Quel monde pourri. Je n'accuse pas tout le monde, je sais qu'on nous a conditionnés pour être comme ça... Mais je voudrais que les gens se rendent compte de ce qui se passe, de ce qu'on devient. Nous vivons dans une société qui devient de plus en plus individualiste chaque jour, et le pire, c'est que beaucoup ne le voient même pas. Ils sont acteurs de cette comédie mais ne le savent pas, ou ne veulent pas le savoir...
Cette misère et cette indifférence m'ont bouleversées... Car je ne sais même pas quoi faire face à cela... Un tel sentiment d'impuissance. On devient des machines, programmées, dans une vie qui perd son sens. Métro, boulot, dodo. Je l'ai vraiment vu pour la première fois. Et ça fait peur, ça fait vraiment peur. Car c'est réel, tellement réel que ça exclue toute réalité. Et le monde devient comme ça. Merci quoi ? Merci qui ? Je ne sais pas. C'est tout un système, une tendance, à l'enrichissement, à la consommation de masse, je ne sais pas, une tendance à l'oubli en tous cas, l'oubli de l'essence humaine qui est en nous, l'oubli des autres, au prix d'une sécurité, une sécurité fictive.






image : photo prise au Louvre et retouchée... Ramsès II

# Posté le mardi 28 février 2006 11:57

Modifié le mardi 28 février 2006 12:19